Être diabétique impose une certaine rigueur ainsi que des sacrifices. Mais ce n’est pas insurmontable et il faut apprendre à l’accepter et bien le connaitre pour vivre avec sereinement.

Etre diabétique

Le contrôle de la glycémie et du traitement (doses d’insuline, cachets anti-diabétiques) sont la base , mais il faut aussi avoir les bon réflexes prendre certaines habitudes dès le départ.

Savoir détecter et réagir face à des hypoglycémies et hyperglycémies est également essentiel pour bien vivre avec son diabète.

Contrôler sa glycémie

Test de la glycémieIl est indispensable de mesurer sa glycémie au minimum 3 fois par jour (davantage pour certains diabétiques de type 1) afin de prévenir ou corriger une glycémie trop haute (hyperglycémie) ou trop faible (hypoglycémie), et adapter son traitement en fonction (doses d’insuline ou cachets anti-diabétiques).

La glycémie se fait au minimum au moment des repas et prise du traitement (injection d’insuline ou cachets) afin de corriger une éventuelle variation de glycémie. Si le test de glycémie montre une hyperglycémie, il faudra certainement augmenter la dose d’insuline en fonction, et baisser celle-ci en cas d’hypoglycémie.

Les glycémies en dehors des repas sont préconisées en cas d’activité physique, ressenti d’une hypo ou hyperglycémie ou si le diabète est déséquilibré et nécessite des contrôles de la glycémie plus fréquents. En effet, si une glycémie anormale est ressentie, il faut systématiquement vérifier celle-ci par un contrôle  à l’aide du lecteur de glycémie.

Des glycémies bien équilibrées au moment des repas peuvent cacher des glycémies trop élevées entre les repas. En effet, la prise du repas va augmenter la glycémie du diabétique et le traitement par insuline ou cachet permet de la descendre. Mais, il se peut que le traitement n’agisse que bien après le repas et que la glycémie ait eu le temps de monter et redescendre à un taux normal (entre 0,8 et 1,2 g/l) au moment du repas suivant. Ces variations de glycémie peuvent ne pas être visibles sur les glycémies journalières du diabétique mais elles provoqueront un déséquilibre du diabète.

L’équilibre du diabète se vérifie par l’examen de l’hémoglobine glyquée chaque trimestre qui mesure le taux de sucre dans le sang en moyenne sur les trois derniers mois. Ainsi, si le résultat de cet examen est bon, cela montre qu’il n’y a eu que peu ou très peu de variations de la glycémie et donc peu d’hyperglycémie et hypoglycémies. En revanche, un résultat trop haut confirmera les glycémies inadaptées perçues lors des tests journaliers mais il pourra également faire découvrir un déséquilibre du diabète non perçu par les glycémies journalières (glycémies trop hautes entre les tests de glycémie).

Bien adapter son traitement

Etre diabétique impose un traitement dont les doses et les adaptations sont spécifiques à chacun. En effet, augmenter la dose d’insuline d’une unité n’aura pas la même répercussion sur chaque patient suivant son traitement et l’équilibre de son diabète. Chaque patient part avec des doses de base pour chaque jour et les adapte en fonction de sa glycémie, son activité physique et d’éventuels changements de son quotidien : repas plus tardif que d’habitude, stress, chaleur…

Le traitement est étudié et prescrit par le diabétologue. C’est donc avec lui que le diabétique pourra savoir si le traitement est adapté ou non à son diabète actuel. En effet, il se peut qu’une insuline ou autre traitement ait bien fonctionné pendant des mois ou des années, puis il devient inadapté et complique l’équilibre du diabète. C’est ainsi qu’il faut non seulement adapter ses doses chaque jour mais aussi parfois changer de traitement si les modifications de doses n’apportent rien de concluant  sur les glycémies et sur l’équilibre du diabète (hémoglobine glyquée).

Etre diabétique et avoir une bonne hygiène de vie

L’hygiène de vie est importante pour la santé de chacun diabétique ou non, mais elle le sera d’autant plus chez un diabétique. En effet, une mauvais hygiène de vie (alimentation trop grasse ou trop sucrée, manque d’activité physique, manque de sommeil…) aura une mauvais incidence sur l’équilibre du diabète et donc sur la santé du diabétique. Les complications du diabète sont nombreuses et peuvent parfois être graves, il ne faut donc pas prendre cet aspect à la légère.

Contrôler son alimentation

Une alimentation adaptée est évidemment très important chez un diabétique. Une alimentation trop riche en sucre  ou en calories provoquera des hyperglycémies et donc un déséquilibre du diabète. Il faut donc veiller à ne pas faire d’excès et contrôler du mieux possible l’apport calorifique à chaque repas, et l’adapter en fonction de la glycémie. En cas d’hypoglycémie, il faudra se « resucrer » et donc manger ou boire quelque chose de sucré afin de remonter rapidement le taux de sucre. A l’inverse en cas d’hyperglycémie, il faudra éviter tout aliment ou boisson sucrée et privilégier des aliments pauvres en glucose et limiter l’apport calorifique de son repas (réduire les quantités habituelles).

L’adaptation de son alimentation va de paire avec l’adaptation de son traitement. Si l’on augmente sa dose d’insuline, il faudra également veiller à ce que l’on mange car il est logique d’augmenter la dose en cas d’hyperglycémie pour faire baisser le taux de sucre, mais manger moins de glucose aura aussi comme conséquence de moins augmenter sa glycémie. Il ne faut donc pas tomber dans le piège d’augmenter sa dose d’insuline et de ne pas assez manger en conséquence ce qui peut provoquer une hypoglycémie.

Faire de l’exercice

On peut tout à fait pratiquer une activité sportive régulière et avoir un diabète équilibré que l’on soit diabétique de type 1 ou 2. Il faut adapter son alimentation et ses doses à l’exercice physique. Cela demande un peu de pratique pour savoir comment notre glycémie réagit face à une certaine activité physique et quelle sera l’apport en glucose nécessaire. Même si l’activité sportive chez un diabétique demande un certain temps d’adaptation et de réaliser une pratique progressive du sport, l’activité physique reste une très bonne chose pour un diabétique car elle reste essentielle pour la santé.

L’exercice physique chez un diabétique demande une adaptation particulière et un contrôle de la glycémie plus fréquent. En effet, le risque de faire une hypoglycémique pendant ou après avoir fait de l’exercice e est important, c’est pourquoi il adapter son traitement et son alimentation en conséquence avant l’effort. Il faudra par exemple privilégier des sucres rapides juste avant un effort physique court, et privilégier ds sucre lents (féculents…) pour un effort de longue durée. Cependant, les quantités de sucres à ingérer avant l’effort dépende bien sûr de la durée et l’intensité de l’effort, de sa glycémie avant l’effort, du moment de l’effort (juste après un repas, plusieurs heures après…) et des spécificités de chacun. La glycémie d’un diabétique ayant l’habitude de faire du sport et ayant un diabète équilibré ne réagira pas pareil q’un diabétique ne faisant du sport que très occasionnellement  ou ayant un diabète déséquilibré.

Le tout est de trouver le bon équilibre entre la dose d’insuline, sa glycémie avant l’effort, l’apport en glucose avant l’effort, l’intensité et la durée de l’effort.

Avoir les bons réflexes

Etre diabétique requiert des réflexes et habitudes à adopter pour faciliter son équilibre. Voici des réflexes simples mais importants pour le bien-être du diabétique :

  • contrôler sa glycémie avant chaque repas ainsi qu’avant et juste après chaque effort physique
  • contrôler sa glycémie si une hypoglycémie ou hyperglycémie est ressentie
  • toujours avoir sur soi son lecteur de glycémie et de quoi se « resucrer » en cas d’hypoglycémie
  • effectuer ses injections ou son traitement et prendre ses repas à des heures régulières et prévoir à l’avance de quoi prendre son traitement à des horaires régulières lors d’un déplacement, voyage, soirée ou autre activité qui pourrait modifier ces horaires
  • avoir au moins une personne autour de soi qui pourra agir en cas d’hypoglycémie (bien expliquer les gestes à adopter)
  • ne pas hésiter à demander conseil à son diabétologue même en dehors des rendez-vous fixés si le diabète est déséquilibré ou si les glycémies sont anormalement irrégulières
  • ne surtout pas s’habituer à un diabète déséquilibré même si l’on « vit bien avec » car les répercussions ne se font sentir que des années après où il sera difficiles de remédier aux complications qui peuvent être graves

Etre suivi par un diabétologue

Visite chez le diabétologue

Le suivi du diabète par un spécialiste est indispensable. Non seulement pour prescrire le traitement mais aussi pour vérifier l’équilibre de son diabète par des examens trimestriels et savoir comme harmoniser au mieux le traitement de son diabète et son quotidien. Garder un diabète équilibré est très important et le diabétologue sera le mieux placé pour savoir comment corriger un diabète déséquilibré en modifiant le traitement, l’alimentation, l’activité physique ou des éléments de son quotidien qui perturbent l’équilibre du diabète.

Avoir un diabète déséquilibré pendant quelques mois n’aura pas de graves répercussions sur la santé du diabétique, en revanche s’habituer à un diabète déséquilibré pendant des années peut avoir des répercussions assez importantes.

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